Tanzanie : Les priorités 2026/27 du secteur de la santé révélées – Numérisation et Couverture Universelle au premier plan

Le 25e examen annuel conjoint du secteur de la santé, tenu à Dodoma, a réuni le gouvernement, les partenaires de développement et les acteurs privés dans le but de combler les lacunes persistantes en matière de main-d’œuvre et d’alléger le fardeau des maladies non transmissibles (MNT).

La 25e réunion annuelle conjointe d’examen technique du secteur de la santé en Tanzanie s’est déroulée à Dodoma du 17 au 18 mars 2026. Elle a rassemblé des dirigeants gouvernementaux, des partenaires de développement, des acteurs non étatiques et des représentants du secteur privé afin d’évaluer la performance du système de santé en 2025 et de définir les priorités pour l’exercice fiscal 2026/27.

Organisée sous le thème « Accélérer la réalisation de la couverture santé universelle grâce à un leadership transformateur, à la responsabilité et à l’innovation numérique pour assurer une société saine », cette réunion a été présidée par le professeur Tumaini Nagu, secrétaire permanent adjoint à la santé au sein du Bureau du Premier ministre chargé de l’administration régionale et du gouvernement local.

Le progrès numérique et l’assurance maladie universelle dirigent l’agenda

Le professeur Nagu a ouvert la réunion en réaffirmant l’engagement du gouvernement à élargir l’accès aux services essentiels grâce au déploiement national de l’assurance maladie universelle. Il a également souligné les progrès parallèles dans l’expansion des infrastructures et la transformation numérique. Un chiffre remarquable est le taux d’installation de 97,8 % de Gothomis – le système d’information sur la gestion de la santé du gouvernement – dans les établissements publics, reflétant la volonté de la Tanzanie de numériser la prestation des services de santé.

Le secrétaire permanent par intérim du ministère de la Santé, le Dr Alex Magesa, a souligné les améliorations concrètes concernant les services spécialisés, l’utilisation des soins de santé primaires, les rapports sectoriels et la réduction de la mortalité maternelle. Il a également appelé à une intégration complète des systèmes numériques pour améliorer l’utilisation des données et l’efficacité opérationnelle.

Les pénuries de main-d’œuvre et les MNT restent des défis tenaces

Malgré ces indicateurs positifs, un thème récurrent dans les contributions de toutes les parties prenantes a été la pénurie de ressources humaines pour la santé, particulièrement au niveau des soins primaires. Les acteurs non étatiques ont souligné que la fragmentation des plateformes numériques et l’incohérence des financements pour les agents de santé communautaires continuent de compromettre la prestation de services au sein des communautés. De son côté, le secteur privé a insisté sur la nécessité d’adapter les investissements en main-d’œuvre et en infrastructures à la demande croissante générée par l’élargissement de la couverture d’assurance.

L’augmentation des maladies non transmissibles a également été identifiée comme une pression croissante sur le système, une situation aggravée par la diminution des financements externes et l’urgence de créer des mécanismes de financement nationaux durables.

Les partenaires de développement et l’OMS soutiennent la trajectoire de réforme de la Tanzanie

Le Groupe des partenaires de développement pour la santé, représenté par sa présidente, Mme Melissa McNeil-Barret, a réaffirmé son soutien au déploiement de l’assurance maladie universelle et à l’élaboration du plan de transformation du secteur de la santé pour la période 2026-2031. Elle a également souligné la nécessité d’améliorer l’interopérabilité des plateformes de santé numérique.

Le représentant de l’OMS en Tanzanie, le Dr Alex Gasasira, a salué les tendances positives observées en matière de vaccination, de santé reproductive et maternelle, de surveillance des maladies et de transformation numérique.

Engagements politiques à finaliser plus tard ce mois-ci

Les parties prenantes ont examiné une série de rapports sectoriels majeurs, notamment le profil de performance annuel du secteur de la santé, les comptes nationaux de santé et la révision des dépenses publiques. L’objectif était d’élaborer des recommandations politiques prioritaires structurées autour des six piliers du système de santé de l’OMS. Ces recommandations seront examinées et approuvées en tant qu’engagements politiques formels pour l’exercice 2026/27 lors de la réunion conjointe sur la politique annuelle du secteur de la santé, prévue plus tard en mars 2026 et coprésidée par les ministres de la Santé et du PMO-RALG.

L’OMS, en sa qualité de secrétariat auprès du gouvernement et du Groupe des partenaires de développement pour la santé, continuera de fournir une coordination technique afin de soutenir la planification et la mise en œuvre efficaces des priorités convenues, y compris leur alignement avec le cadre de développement plus large de la Tanzanie, la Vision 2050.

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