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Semaine Africaine de l’Énergie 2026 : la Barbade, l’Angola et le Maroc ouvrent la voie à des réformes ambitieuses

Du 12 au 16 octobre, Le Cap accueillera la Semaine Africaine de l’Énergie (AEW) 2026, le principal rassemblement du continent réunissant ministres de l’énergie, régulateurs, compagnies pétrolières nationales et investisseurs. Le programme de cette édition est ponctué par la participation de trois hauts fonctionnaires de la Barbade, de l’Angola et du Maroc, chacun chargé de piloter d’importantes réformes destinées à attirer des capitaux, moderniser les infrastructures et garantir la sécurité énergétique à long terme.
Kerrie D. Symmonds, ministre barbadien de l’Énergie, du Développement commercial et des Affaires productives, est présent à la conférence alors que l’île caribéenne mise sur une stratégie « double voie ». Depuis sa nomination en février, Symmonds a supervisé une dynamique politique visant à atteindre 100 % d’électricité renouvelable d’ici 2030 tout en ouvrant le bassin offshore du pays à de nouvelles explorations. En juin, la Barbade a lancé des négociations directes pour 19 blocs ultra‑profonds couvrant plus de 62 000 km², un signal fort aux explorateurs internationaux que le pays est prêt à accueillir des projets de grande envergure, parallèlement à des investissements dans le stockage par batteries et la modernisation du réseau.
En Angola, Alcides Andrade, membre du conseil exécutif de l’Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), présentera un plan de développement de 60 milliards de dollars s’étalant jusqu’en 2030. Cette feuille de route soutient des projets tels qu’Agogo, Begonia, la phase 3 du CLOV ainsi que les champs gaziers de Quiluma et Mabowueiro, tout en visant la stabilisation de la production de brut et l’augmentation de la capacité de raffinage locale. Andrade devrait aborder les récentes réformes réglementaires destinées à simplifier les licences, à améliorer les conditions fiscales et à offrir un environnement plus prévisible aux investisseurs étrangers.
Salwa Didi, responsable de la division d’évaluation offshore de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc, incarne une transformation historique du secteur des hydrocarbures du pays. L’ONHYM est en cours de transformation en société anonyme à capitaux publics, ce qui lui confère une plus grande autonomie pour lever des fonds, créer des filiales et s’associer à des partenaires stratégiques. Cette réforme s’accompagne des avancées du projet gazier de Tendrara, du renouvellement des licences d’exploration offshore et de l’avancée du gazoduc Nigeria‑Maroc, renforçant ainsi l’ambition du Maroc de devenir un hub énergétique régional reliant les ressources gazières africaines aux marchés européens.
« L’investissement énergétique repose sur des institutions solides, des politiques claires et des cadres compétitifs », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber. « La Barbade, l’Angola et le Maroc illustrent chacun une voie distincte pour libérer leur potentiel énergétique, et l’AEW 2026 offre une plateforme rare pour dialoguer directement avec le secteur privé à la recherche de capitaux. »
Au-delà de ces trois interventions, l’AEW 2026 proposera des dizaines de tables‑rondes portant sur les licences d’exploration, l’intégration des énergies renouvelables, le financement des infrastructures et les corridors énergétiques transfrontaliers. L’événement de cinq jours, qui se tiendra au Cape Town International Conference Centre, se veut le lieu de prédilection où les gouvernements africains peuvent présenter leurs programmes de réforme et où les investisseurs mondiaux peuvent évaluer l’évolution du profil risque‑rendement du continent.
Alors que la transition énergétique s’accélère à l’échelle mondiale, les réformes mises en avant à Le Cap pourraient rediriger les flux d’investissements vers les secteurs pétrolier, gazier et des énergies renouvelables en Afrique, consolidant le rôle du continent tant dans la satisfaction de la demande intérieure que dans la réalisation des objectifs climatiques internationaux.



