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Libérer le Moteur Économique de l’Afrique de l’Est : La CAE Exhorte à un Partenariat Audacieux pour Accélérer le Commerce Intrarégional

La Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) intensifie son appel à des partenariats public-privé (PPP) robustes, les reconnaissant comme le levier essentiel pour libérer l’immense potentiel économique de la région et accélérer le commerce intrarégional. Cette demande urgente était au cœur des discussions de la Table ronde sur le commerce et l’investissement des PDG de l’EABC, tenue à Dar es Salaam le 5 août 2026, sur le thème « Renforcer la compétitivité au sein de la CAE pour stimuler le commerce et l’investissement intra et extrarégionaux ».
Bien qu’elle se vante d’être l’un des plus grands marchés intégrés d’Afrique – englobant plus de 331 millions d’habitants et un Produit Intérieur Brut (PIB) combiné d’environ 357 milliards de dollars américains – la CAE est confrontée à un défi persistant : son commerce intrarégional reste nettement inférieur à son potentiel. L’Hon. Amb. Stephen P. Mbundi, Secrétaire général de la CAE, a souligné cette disparité, insistant sur le rôle indispensable du secteur privé pour stimuler la transformation économique de la région et approfondir l’intégration.
Les données de 2025 ont brossé un tableau clair : le commerce total de la CAE a atteint 156,7 milliards de dollars américains, mais 137 milliards de dollars de ce montant étaient réalisés avec des partenaires externes, ne laissant que 19,7 milliards de dollars de commerce entre les États partenaires de la CAE. Ce contraste frappant met en lumière des opportunités considérables inexploitées au sein du marché régional, opportunités actuellement entravées par une confluence de problèmes systémiques.
L’Amb. Mbundi a attribué ces faibles volumes de commerce interne à des barrières non tarifaires persistantes, un ensemble disparate d’incohérences réglementaires, des goulets d’étranglement cruciaux en matière d’infrastructures et un accès limité au financement, en particulier pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) vitales qui constituent l’épine dorsale de nombreuses économies régionales. Ces obstacles non seulement freinent la croissance, mais empêchent également la libre circulation des biens, des services et des capitaux, essentielle à un marché véritablement intégré.
Pour surmonter ces défis, la CAE s’est fixé un objectif ambitieux : augmenter la part du commerce intrarégional à 50 % d’ici 2030. Atteindre cet objectif, que le Secrétaire général Mbundi a qualifié de « l’une des principales priorités de la Communauté », exigera plus qu’une simple bonne volonté. Cela nécessite un engagement indéfectible envers une collaboration plus étroite entre les gouvernements, les institutions régionales et le secteur privé, associée à la mise en œuvre cohérente des engagements régionaux convenus.
Les dirigeants d’entreprise présents à la table ronde ont été mis au défi d’aller au-delà de l’identification des problèmes et de développer plutôt des solutions pratiques, innovantes et mesurables. L’accent, comme l’a articulé l’Amb. Mbundi, devrait être mis sur le renforcement des chaînes de valeur régionales, l’attraction de nouveaux investissements, l’amélioration de la compétitivité mondiale des entreprises est-africaines et la promotion d’un environnement commercial global plus propice qui profite à toutes les parties prenantes.
À l’avenir, les idées et les recommandations recueillies lors de la Table ronde alimenteront directement le Rapport annuel sur le climat du commerce et de l’investissement de la CAE, dont le lancement est prévu lors du prochain Forum d’investissement de la CAE en septembre 2026. Ce rapport est censé fournir des orientations stratégiques supplémentaires sur l’amélioration du climat d’investissement de la région et l’approfondissement de l’engagement du secteur privé dans le développement économique régional.
Au-delà des chiffres du commerce actuels, le Secrétaire général a également souligné l’impératif d’exploiter le dividende démographique significatif de l’Afrique de l’Est. Avec plus de 75 % de sa population jeune, les investissements stratégiques dans le développement des compétences, l’innovation, l’entrepreneuriat et la transformation numérique sont cruciaux. Renforcer l’accès au financement pour cette démographie jeune et dynamique est considéré comme la clé pour positionner l’Afrique de l’Est comme un pôle mondialement compétitif pour la fabrication, les services et l’investissement.
Dans ses remarques finales, l’Amb. Mbundi a réaffirmé l’engagement résolu du Secrétariat de la CAE à travailler main dans la main avec les États partenaires, le secteur privé et les autres parties prenantes. L’objectif ultime est d’approfondir l’intégration régionale par la libre circulation des biens, des services, du travail et des capitaux, de démanteler systématiquement les barrières commerciales et de mettre en œuvre des politiques qui cultivent une économie régionale véritablement compétitive et intégrée. L’appel est clair : il est temps de passer à des solutions concrètes pour combler le fossé et atteindre l’objectif de commerce intrarégional de la CAE pour 2030.



