Ouganda : La Banque Mondiale et Museveni S’Allient pour Booster les Infrastructures et l’Agriculture

Une réunion de haut niveau confirme le soutien de la Banque mondiale aux initiatives d’industrialisation ferroviaire et agricole à écartement standard

Le président Yoweri Kaguta Museveni a récemment tenu une rencontre avec une délégation de haut niveau de la Banque mondiale au State Lodge Nakasero. Dirigée par M. Qimiao Fan, directeur de division pour le Kenya, le Rwanda, la Somalie et l’Ouganda, cette délégation est venue discuter des priorités de développement stratégique et des modalités de financement pour le pays. Elle était également composée de Mme Francisca Ayodeji Akala, directrice nationale de la Banque mondiale pour l’Ouganda, et de Mme Tonderai Fadzai Mukonoweshuro du Zimbabwe, officier supérieur des opérations.

Une forte représentation gouvernementale souligne l’importance de l’événement

Cette rencontre stratégique a rassemblé des figures clés du gouvernement ougandais, dont l’honorable Matia Kasaija, ministre des Finances ; Mme Maris WANYERA, directrice par intérim de la dette et de la politique de trésorerie ; l’honorable Kiryowa Kiwanuka, procureur général ; et M. Ramathan Ggoobi, secrétaire permanent des Finances. Cette présence significative a clairement démontré la haute priorité accordée par l’Ouganda aux discussions concernant le partenariat avec la Banque mondiale.

Une telle représentation gouvernementale exhaustive assure que les accords conclus pourront être mis en œuvre de manière efficace par les ministères concernés, tout en garantissant une coordination optimale des principales initiatives de développement.

Le président salue le soutien de la Banque mondiale au développement ferroviaire

Le président Museveni a vivement apprécié la décision de la Banque mondiale de soutenir le développement du réseau ferroviaire à écartement standard. Ce soutien se manifeste par un financement direct et une assistance pour la structuration de mécanismes de financement durables. ‘Ce sont les fonds que je veux. Je veux des fonds pour le renforcement des capacités et pour établir les bases d’une production à moindre coût’, a-t-il affirmé.

Le président a souligné le rôle crucial du chemin de fer dans la réduction des coûts de transport et l’amélioration de la connectivité régionale, des facteurs fondamentaux pour la compétitivité économique de l’Ouganda et son intégration avec les pays voisins.

Stratégie de transport intégrée : Objectif Optimisation des coûts

Le président Museveni a détaillé la stratégie de transport intégrée de l’Ouganda, insistant sur l’optimisation modale pour divers types de cargaisons. ‘C’est pourquoi nous affirmons que le chemin de fer doit être dédié au fret lourd, tout comme le pipeline pour les produits pétroliers. Le transport ferroviaire et par voie d’eau est idéal pour le fret, tandis que les routes resteront destinées aux passagers et aux marchandises légères’, a-t-il précisé.

Cette approche intégrée vise à maximiser l’efficacité tout en minimisant les coûts, en sélectionnant le mode de transport le plus approprié pour chaque type de marchandise. Cela se traduit par une réduction significative des dépenses logistiques globales pour les entreprises et les consommateurs.

Les piliers de la croissance économique reçoivent une orientation stratégique

Le président a identifié l’électricité abordable, l’accès à un financement à faible coût et des systèmes de transport efficaces comme des facteurs clés de la croissance économique. Il a ainsi intégré le développement des infrastructures dans des objectifs de transformation économique plus vastes. Ces éléments fondamentaux permettent d’établir des coûts de production compétitifs, capables d’attirer les investissements et de soutenir la compétitivité des exportations.

Le président Museveni a également fait part de sa satisfaction concernant les propositions de la Banque mondiale visant à soutenir l’industrialisation agricole, reconnaissant le potentiel considérable du secteur en matière de création de valeur ajoutée et d’emplois.

La valorisation agricole : une réponse aux lacunes historiques

Soulignant l’importance cruciale de la valeur ajoutée agricole, le président Museveni a pointé du doigt des lacunes systémiques dans l’approche pédagogique de l’Ouganda en matière d’agriculture. ‘Le système éducatif ici, même à l’université, formait les gens, y compris ceux qui obtenaient un baccalauréat ès sciences en agriculture, à produire des matières premières, mais aucune compétence en valeur ajoutée ne leur était enseignée’, a-t-il fait remarquer.

Cet accent mis sur l’industrialisation agricole et l’agro-transformation vise à stimuler la productivité, à générer des opportunités d’emploi et à étendre le potentiel d’exportation du pays, en passant d’une production de matières premières à des produits manufacturés à plus forte valeur ajoutée.

La Banque mondiale confirme son engagement financier

M. Qimiao Fan a félicité l’Ouganda pour ses efforts continus en faveur de la stabilité et de la croissance économiques. Il a également confirmé un soutien financier concret pour les projets prioritaires du pays. ‘Je suis heureux de dire que j’ai les documents et que la Banque mondiale s’engage sérieusement à vous soutenir financièrement’, a-t-il déclaré, apportant ainsi une preuve tangible de l’engagement institutionnel.

Le représentant de la Banque mondiale a réaffirmé l’engagement de l’institution à soutenir les investissements dans les secteurs de l’énergie et des transports, soulignant que ces domaines sont des moteurs clés du développement durable dans la région.

Le développement des compétences au service de la transformation agricole

M. Qimiao a en outre confirmé l’engagement de la Banque mondiale à soutenir l’agro-industrie par le biais d’initiatives de formation. Ces programmes visent à renforcer la valeur ajoutée et à améliorer les compétences au sein du secteur agricole. Cette approche de renforcement des capacités complète les investissements en infrastructures en garantissant le développement du capital humain nécessaire pour utiliser efficacement les nouvelles installations et technologies.

Cette discussion approfondie témoigne de l’alignement entre les priorités de développement de l’Ouganda et les stratégies d’investissement de la Banque mondiale, posant ainsi les bases d’un partenariat durable destiné à faire progresser les objectifs de transformation économique du pays.

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