Le Gabon trace une voie ambitieuse vers la domination offshore et gazière, visant le statut de pôle énergétique régional

Download logoLe Gabon se positionne rapidement comme un acteur central du paysage énergétique de l’Afrique centrale, s’engageant dans une dynamique ambitieuse pour débloquer son vaste potentiel d’hydrocarbures. Sous la direction stratégique de Clotaire Kondja, ministre du Pétrole et du Gaz depuis janvier 2026, la nation recherche agressivement les investissements internationaux, en particulier dans ses réserves offshore profondes largement inexploitées et ses importantes ressources en gaz naturel.

Le ministre Kondja sera un orateur clé à l’African Energy Week (AEW) 2026, prévue du 12 au 16 octobre au Cap. Sa participation souligne l’approche proactive du Gabon pour engager les investisseurs mondiaux et présenter un secteur énergétique revitalisé. Avec plus de deux milliards de barils de réserves de pétrole prouvées et un impressionnant 72 % de sa superficie en eaux profondes encore inexplorée, le Gabon offre des opportunités d’exploration frontalière et de redéveloppement de champs matures très attractives.

La pierre angulaire de cette stratégie est un cadre réglementaire modernisé conçu pour attirer les acteurs mondiaux de premier plan. Le Code des Hydrocarbures actualisé du gouvernement et une structure fiscale améliorée créent un environnement d’investissement hautement compétitif. Cela est complété par la finalisation imminente des Contrats de Partage de Production (CPP) avec les géants de l’industrie ExxonMobil et bp, convertissant les protocoles d’accord signés en octobre 2025 en licences d’exploration actives en eaux profondes. Pour rendre l’accord encore plus attractif pour les investisseurs, le Gabon a éliminé les bonus de signature pour les blocs en eaux profondes et ultra-profondes et a lancé une campagne de licences complète pour 2026 couvrant environ 70 % de sa superficie offshore disponible.

Au-delà du pétrole, le Gabon poursuit également un programme agressif de modernisation du gaz afin de se transformer en un pôle pétrolier et gazier régional. Au cœur de cette vision se trouvent le développement d’un nouveau Code du Gaz favorable aux investisseurs et des projets d’infrastructure majeurs. L’important projet GNL Cap Lopez de Perenco, d’une valeur de 2 milliards de dollars, qui devrait entrer en service en 2026 via une installation FLNG, devrait produire 700 000 tonnes de GNL et 25 000 tonnes de GPL par an, tout en réduisant considérablement le torchage du gaz. Parallèlement, des plans sont en cours pour un pipeline de 130 à 150 km reliant Gamba à Libreville, attendu d’ici début 2028, pour soutenir les initiatives de gaz-électricité et les applications industrielles en aval.

L’élan d’investissement est évident dans tout le secteur amont. En mai 2026, BW Energy, Panoro Energy et Gabon Oil Company ont approuvé le développement offshore de Bourdon, d’une valeur de 300 millions de dollars, visant une première production de pétrole au premier trimestre 2028 à partir d’environ 25 millions de barils de réserves récupérables. BW Energy et Panoro Energy avancent également le développement de la phase 2 de MaBoMo, dont la première production est prévue au premier semestre 2027. S’ajoutant à cette activité, la découverte Magoga-A d’Assala Energy a confirmé une colonne nette de pétrole de 8 mètres dans la formation des grès de Gamba, soulignant le succès continu de l’exploration. Les investissements dans le segment intermédiaire (midstream) s’accélèrent également, se concentrant sur la collecte de gaz, l’expansion des capacités de stockage et la modernisation des raffineries, le tout contribuant à l’ambition du Gabon de bâtir une industrie pétrolière intégrée.

« Le ministre Clotaire Kondja mène une nouvelle ère d’investissements dans le secteur pétrolier et gazier du Gabon grâce à des réformes compétitives, à l’exploration frontalière et au développement stratégique du gaz », a affirmé NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Alors que le Gabon ouvre de nouvelles opportunités offshore et fait avancer d’importants projets d’infrastructure, ses aperçus à l’AEW 2026 seront inestimables pour les investisseurs désireux de participer à l’un des marchés énergétiques les plus dynamiques d’Afrique. »

L’engagement du ministre Kondja à l’AEW 2026 s’étend au-delà de la promotion nationale. Sa participation contribuera de manière significative à des discussions cruciales sur la manière dont les producteurs africains peuvent maintenir leur compétitivité mondiale face à l’évolution des demandes énergétiques et des flux de capitaux, tout en renforçant la sécurité énergétique à long terme pour le continent. La position proactive du Gabon sous sa direction le place non seulement en vue d’une croissance économique significative, mais aussi comme une voix cruciale dans la définition du rôle de l’Afrique dans l’avenir énergétique mondial.