Contribuer au contenu ou vous faire connaître à l’Afrique et sa diaspora ? Contactez-nous ! Want to contribute content or promote yourself to Africa and its diaspora? Contact us!
Cybercriminalité : Kaspersky et Afripol Renforcent les Capacités de 40 Agents Africains

Face à l’ampleur et la complexité croissantes des menaces de cybercriminalité en Afrique, 40 agents issus de 23 pays ont bénéficié d’une formation avancée en opérations de recherche et de sécurité des menaces.
Kaspersky et Afripol ont récemment mené à bien un programme majeur de renforcement des capacités en cybersécurité, destiné aux forces de l’ordre africaines. Entre novembre 2025 et mars 2026, environ 40 agents, représentant 23 pays, ont ainsi été formés aux opérations de centres de sécurité (SOC) et aux techniques avancées de détection et de neutralisation des menaces.
Cette formation s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération de cinq ans, signé entre Kaspersky et Afripol en 2024. Elle souligne la nécessité croissante pour les forces de l’ordre du continent de développer une expertise technique approfondie, au-delà du seul instinct d’enquête, afin de lutter efficacement contre la criminalité numérique sophistiquée.
Ce que les agents ont appris
Le programme a abordé les principes fondamentaux de la cyberdéfense moderne, offrant aux participants des compétences pratiques essentielles. Ils ont appris à identifier les activités malveillantes dans les environnements Windows et Linux, à analyser les tactiques, techniques et procédures (TTP) des attaquants, et à utiliser les renseignements sur les menaces pour détecter et neutraliser les attaques avancées. Des sessions interactives de questions-réponses en ligne avec les experts en services de sécurité de Kaspersky ont permis aux participants de travailler sur des scénarios complexes et des cas réels, enrichissant ainsi l’apprentissage théorique par des retours d’expérience directs de praticiens.
Parmi les pays représentés figuraient l’Algérie, le Cameroun, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, ainsi que onze autres nations, couvrant ainsi toutes les régions du continent : l’Afrique du Nord, de l’Est, de l’Ouest, Centrale et Australe.
Pourquoi le partenariat est important
Les deux organisations ont ouvertement reconnu l’immense défi que représente la cybercriminalité et qui sous-tend cette initiative. Yuliya Shlychkova, Vice-présidente des Affaires Publiques chez Kaspersky, a souligné que la cybercriminalité est une menace sans frontières, sophistiquée et en constante évolution, qu’aucune organisation ne peut affronter seule. Elle a insisté sur le fait que le partage des connaissances du secteur privé avec les forces de l’ordre est non seulement essentiel, mais impératif.
Le Dr Mohammed Benaired, Responsable de la Division Formation et Renforcement des Capacités chez Afripol, a fait écho à cette analyse, insistant sur le fait qu’il est primordial d’équiper les agents de compétences pratiques en analyse numérique et en réponse aux incidents. Cette démarche est indispensable pour suivre l’évolution rapide et la complexité croissante de la cybercriminalité à travers le continent.
Une empreinte de formation croissante
Ce programme avec Afripol s’inscrit dans le portefeuille plus large de formations d’experts de Kaspersky, qui a déjà bénéficié à plus de 3 000 spécialistes dans 50 pays depuis son lancement. L’entreprise propose un total de 12 cours éducatifs, couvrant des domaines tels que l’ingénierie inverse, la traque des menaces, la réponse aux incidents et d’autres disciplines connexes, chacun étant adapté aux différents niveaux d’expérience des praticiens.
Pour Afripol, dont le rôle est de coordonner la coopération policière au sein des 55 États membres de l’Union africaine, ce partenariat avec Kaspersky constitue une étape concrète vers l’élaboration d’une réponse régionale unifiée et techniquement performante face à la cybercriminalité. Cette dernière représente l’une des menaces de sécurité dont la croissance est la plus rapide pour les gouvernements africains, les entreprises et les citoyens.



