Ibrahim Traoré à Ouahigouya : Unité nationale, islam modéré et lutte implacable contre le terrorisme

19 juillet 2026

Le jeudi 16 juillet 2026, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition du Burkina Faso, a tenu un long discours devant les forces vives de la région de Yaadga (nord du pays). Lors de ce déplacement à Ouahigouya, il a abordé frontalement les questions de sécurité, de cohésion nationale, de pratiques religieuses et de souveraineté. Un discours franc, mobilisateur et parfois ferme, qui intervient dans un contexte de lutte intense contre le terrorisme.

Hommage aux forces combattantes et avancées sécuritaires

Le Président a d’abord rendu un vibrant hommage aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) engagés sur le terrain. Il a appelé l’assistance à une minute d’applaudissements en leur honneur et a salué les progrès dans la reconquête du territoire national.

Il a réaffirmé la détermination de l’État à éliminer les groupes terroristes, présentant la lutte comme existentielle pour la survie de la nation.

Cohésion nationale et discipline : Priorités absolues

Traoré a insisté sur l’unité et la cohésion nationale. Il a appelé à éviter les divisions et les interprétations qui pourraient affaiblir le front intérieur. Tous les acteurs – administration, forces vives, citoyens – doivent agir avec discipline et dans le respect de l’intérêt supérieur de la Nation.

Il a rappelé que le contexte actuel du Burkina Faso exige une responsabilité collective et une rigueur dans la mise en œuvre des réformes.

Encadrement des pratiques religieuses et appel à un islam modéré

Un volet majeur du discours a porté sur les questions religieuses. Le Président, lui-même musulman, a dénoncé une minorité d’extrémistes qui instrumentalise la religion et contribue au terrorisme :

« Les extrémistes, il faut vous ressaisir, le combat est lancé. C’est ça qui a emmené le terrorisme, on va les suspendre de prêche s’ils parlent au hasard. »

Il a accusé l’impérialisme d’utiliser le canal religieux, particulièrement l’islam, pour déstabiliser le pays. Il a annoncé des mesures concrètes :

  • Financement étatique pour soutenir les imams prêchant « la bonne parole » (modération et paix).
  • Rapatriement des étudiants burkinabè partis étudier la charia dans les pays arabes (plus de 800 en Arabie Saoudite selon lui). Ceux qui refusent pourraient perdre la nationalité burkinabè. L’objectif : prioriser les formations utiles au développement national (sciences, techniques, métiers).
  • Toute étude à l’étranger doit désormais répondre aux priorités du gouvernement.

Traoré a rappelé que aucune religion n’est au-dessus de la nation et que la Constitution et les lois priment. Il a appelé les musulmans à la modération tout en réaffirmant le respect des libertés religieuses dans le cadre de la loi.

Vision pour l’avenir : Souveraineté et transformation

Le discours s’inscrit dans la continuité de la ligne souverainiste du régime : rejet des ingérences extérieures, renforcement de l’autonomie nationale et mobilisation de toutes les forces vives pour bâtir un Burkina Faso prospère et sécurisé.

Les participants ont salué la franchise des échanges et l’écoute du Chef de l’État.


En conclusion : Ce discours du 16 juillet 2026 confirme la volonté du Président Traoré de consolider l’unité nationale face aux menaces sécuritaires et idéologiques. En prônant un islam modéré ancré dans le contexte burkinabè, il cherche à neutraliser les tentatives de division tout en maintenant la pression sur les extrémistes. Un message de fermeté qui reflète sa vision d’une nation souveraine, disciplinée et maîtresse de son destin.

Vive le Burkina Faso !

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