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Sortie de l’Algérie de la liste grise du GAFI : un tournant historique pour l’économie algérienne

Le 19 juin 2026, lors de sa session plénière à Paris, le Groupe d’Action Financière (GAFI) a officiellement retiré l’Algérie de sa « liste grise », cette surveillance renforcée qui pesait sur la réputation financière du pays depuis son inscription en 2024. Cette décision, prise à l’unanimité, marque une victoire significative pour les autorités algériennes et constitue un signal fort envoyé aux investisseurs internationaux.
Contexte : Qu’est-ce que la liste grise du GAFI ?
La liste grise du GAFI regroupe les pays considérés comme présentant des déficiences stratégiques dans leur dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), sans pour autant représenter une menace majeure comme les pays de la « liste noire ». Être placé sous cette surveillance accrue peut entraîner des difficultés d’accès aux financements internationaux, une augmentation des coûts de transaction et une méfiance des partenaires étrangers.
L’Algérie avait été réinscrite sur cette liste en octobre 2024. Moins de deux ans plus tard, elle en sort après avoir démontré des progrès rapides et substantiels.
Les réformes qui ont permis cette sortie
Les autorités algériennes ont mis en œuvre un plan d’action ambitieux et accéléré, notamment sur les points suivants :
- Renforcement du cadre légal et réglementaire en matière de transparence financière
- Amélioration du contrôle basé sur les risques (risk-based supervision)
- Mise en place effective de la transparence sur les bénéficiaires effectifs des entreprises
- Renforcement des enquêtes et poursuites en matière de blanchiment de capitaux
- Meilleure coordination entre les institutions concernées (Banque d’Algérie, cellules de renseignement financier, justice, etc.)
Le GAFI a particulièrement salué l’engagement politique de haut niveau et les résultats concrets obtenus, confirmés par des visites de vérification sur site.
Impact économique et financier de cette sortie
Cette décision devrait produire plusieurs effets positifs :
- Amélioration de la confiance des investisseurs : Les partenaires étrangers verront l’Algérie comme un marché plus sûr et conforme aux standards internationaux.
- Facilitation des échanges commerciaux : Réduction des contraintes et des coûts liés aux correspondants bancaires.
- Attraction des investissements directs étrangers (IDE) : Un environnement financier plus transparent est un atout majeur pour diversifier l’économie au-delà des hydrocarbures.
- Renforcement de la position régionale : L’Algérie consolide son rôle de partenaire fiable en Afrique du Nord et dans l’espace méditerranéen.
Perspectives après la sortie de la liste grise
Si cette sortie est une grande réussite, elle ne marque pas la fin du travail. Les autorités devront maintenir et consolider les réformes engagées pour éviter tout retour en arrière. Le défi consiste désormais à transformer ces avancées réglementaires en une culture effective de la transparence et de la bonne gouvernance financière.
De nombreux observateurs estiment que cette avancée pourrait ouvrir la voie à de nouveaux partenariats stratégiques et à une meilleure intégration de l’économie algérienne dans les circuits financiers mondiaux.
Une victoire pour la diplomatie économique algérienne
La sortie de l’Algérie de la liste grise du GAFI illustre la capacité du pays à mener des réformes structurelles rapides lorsqu’une volonté politique forte est présente. C’est un message d’espoir et de crédibilité qui renforce l’attractivité de l’Algérie sur la scène internationale.



