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Le Ghana élargit ses programmes de santé mentale aux centres correctionnels

World Health Organization (WHO) in collaboration with Ghana Health Service (GHS) has supported an initiative to strengthen psychological resilience among people in correctional settings and those who support them.
La prestation de services de santé mentale en Afrique subsaharienne est traditionnellement restée cantonnée aux environnements cliniques, laissant souvent les populations marginalisées ou institutionnalisées sans un accès adéquat. Pour contrer cette tendance, les autorités locales et les organisations de santé publique intensifient leurs efforts afin d’amener le soutien psychologique directement au cœur des communautés et des structures institutionnelles.
Une récente initiative conjointe menée par le Ghana Health Service (GHS) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a ainsi permis d’introduire des sessions d’orientation psychologique au Centre correctionnel pour séniors d’Accra. Le programme a rassemblé 171 participants, dont 144 membres du personnel du GHS et 27 détenus de l’établissement, axant les ateliers sur des méthodes pratiques de gestion du stress, des techniques d’adaptation et le bien-être émotionnel global.
Les environnements carcéraux génèrent des défis psychologiques particulièrement complexes. Les détenus font face à l’isolement, à l’éloignement familial, aux incertitudes liées à leur réinsertion et aux pressions inhérentes à l’incarcération. En parallèle, les agents pénitentiaires évoluent dans des contextes professionnels exigeants qui pèsent lourdement sur leur santé mentale.
En dotant ces deux groupes d’outils d’autogestion, cette démarche cherche à déstigmatiser les troubles psychologiques et à libérer la parole dans des espaces où les pressions sont fortes.
« La promotion de la santé mentale doit toucher tout le monde, y compris les personnes se trouvant dans des situations vulnérables telles que les établissements correctionnels. Renforcer la résilience psychologique dote les individus des compétences nécessaires pour surmonter les défis de la vie, consolider leur bien-être et bâtir des communautés plus saines », a déclaré le Dr Joana Ansong, responsable de l’équipe chargée des maladies non transmissibles, des facteurs de risque et de la santé mentale.
Au-delà du soulagement immédiat, les experts rappellent que l’accompagnement psychologique est un rouage essentiel pour faciliter la réintégration sociale des détenus. Alors que le pays poursuit l’élargissement de sa politique sanitaire, ces initiatives illustrent une volonté croissante de rendre les soins accessibles sans discrimination.



