L’Afreximbank Stimule les Ambitions Énergétiques Panafricaines avec un Investissement Majeur de 200 M$ dans le Projet Hassi Bir Rekaiz en Algérie

Dans un mouvement significatif destiné à dynamiser le secteur énergétique vital de l’Algérie et à souligner les capacités croissantes des entreprises d’ingénierie africaines, la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) (www.Afreximbank.com) a approuvé une facilité de crédit mondiale renouvelable à double tranche de 200 millions de dollars américains. Ce financement crucial est alloué à Shoreline Power Company Limited (Shoreline) et à ses co-emprunteurs, notamment Arkad SpA, un entrepreneur EPC italien majoritairement détenu par le groupe nigérian Shoreline. Les fonds joueront un rôle pivot dans la part d’Arkad du projet monumental de développement du champ d’Hassi Bir Rekaiz (HBR) d’une valeur de 980 millions de dollars en Algérie, marquant une étape clé dans la collaboration économique intra-africaine.

Approuvée en juin 2026, la facilité est méticuleusement structurée pour soutenir la participation d’Arkad (44 %) au projet de développement du champ HBR Phase 2a. Ce contrat emblématique d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC), évalué à 980 millions de dollars américains, a été attribué par Groupement Hassi Bir Rekaiz (GHBR), une coentreprise composée de l’entreprise algérienne Sonatrach, de la thaïlandaise PTTEP et de l’espagnole CEPSA. La facilité d’Afreximbank elle-même est divisée : 110 millions de dollars sont une facilité de financement de contrat ponctuelle dédiée au soutien des garanties de performance et d’avance de paiement d’Arkad, ainsi qu’aux besoins en fonds de roulement pour le contrat EPC de la Phase 2a du HBR. Les 90 millions de dollars restants constituent une facilité globale renouvelable, conçue pour financer et soutenir Shoreline et ses filiales dans l’appel d’offres, la construction et le développement de projets de pipelines et d’infrastructures au Nigeria et dans d’autres juridictions autorisées.

Les implications stratégiques pour l’Algérie sont profondes. Le développement d’une nouvelle usine de traitement centralisée pour la Phase 2a du champ HBR devrait augmenter considérablement la capacité de production de pétrole et de gaz du pays, la faisant passer d’environ 13 000 barils par jour (b/j) à une estimation de 50 000 à 60 000 b/j. Cette augmentation substantielle devrait générer d’importantes recettes en devises pour Sonatrach, le géant énergétique public algérien, et, par extension, pour l’économie algérienne dans son ensemble, favorisant une plus grande indépendance énergétique et une stabilité économique.

Au-delà des gains immédiats pour l’Algérie, cette transaction défend une narration plus profonde d’autonomie africaine dans les infrastructures à grande échelle. Elle devrait renforcer la réputation d’Arkad et du groupe Shoreline au sens large en tant qu’entreprise d’EPC panafricaine crédible, capable d’exécuter des projets énergétiques complexes de niveau souverain. Cet effort de collaboration — impliquant Arkad (entité italienne à capitaux nigérians) et Petrojet (une entreprise publique égyptienne) — incarne un solide transfert intra-africain de capitaux, d’expertise et de ressources d’ingénierie. Il signale la capacité croissante de l’Afrique à gérer et à livrer des projets EPC sophistiqués, réduisant la dépendance vis-à-vis des entreprises non africaines et favorisant des transferts de compétences vitaux à travers le continent.

Ce financement s’inscrit parfaitement dans la vaste Initiative EPC d’Afreximbank, spécifiquement conçue pour doter les entreprises africaines d’ingénierie et de construction des outils financiers et non financiers nécessaires pour concourir et exécuter avec succès de grands contrats d’infrastructure. Madame Kanayo Awani, Vice-Présidente Exécutive, Financement du Commerce Intra-Africain et Développement des Exportations chez Afreximbank, a salué la facilité comme une illustration parfaite de l’engagement de la Banque. « En fournissant 200 millions de dollars de financement structuré, nous ne soutenons pas seulement le développement de l’infrastructure énergétique nationale de l’Algérie, mais nous faisons également progresser le commerce intra-africain de services d’ingénierie et de construction à haute valeur ajoutée entre le Nigeria, l’Italie et l’Égypte », a déclaré Mme Awani, soulignant le rôle de la transaction dans la mise en valeur de la capacité industrielle de l’Afrique et de sa volonté de façonner son propre agenda de développement. Cette initiative est également un résultat tangible de la quatrième édition de la Foire Commerciale Intra-Africaine (IATF) qui s’est tenue en Algérie en septembre 2025, qui a généré 50 milliards de dollars de transactions commerciales et d’investissements et où Afreximbank a facilité le partenariat Arkad-Petrojet qui a permis l’obtention de ce contrat HBR.

De manière cruciale, cet accord représente une première historique : le soutien d’Afreximbank à un entrepreneur d’Afrique subsaharienne réalisant un grand projet d’infrastructure en Afrique du Nord. Cette collaboration transrégionale marque un pas important vers une intégration intra-africaine plus profonde, favorisant une coopération accrue et encourageant l’émergence de véritables champions de l’ingénierie panafricains. Le projet devrait également créer environ 6 000 emplois et stimuler le développement de chaînes d’approvisionnement régionales en Algérie, démontrant des avantages socio-économiques tangibles au-delà de la transaction financière immédiate. L’Algérie, devenue membre à part entière d’Afreximbank en 2022, bénéficie désormais activement de ces interventions financières stratégiques conçues pour propulser la croissance continentale.

En somme, la facilité de 200 millions de dollars d’Afreximbank pour le projet Hassi Bir Rekaiz est bien plus qu’une simple injection financière ; c’est un témoignage puissant de la compétence croissante des entreprises africaines, un coup de pouce stratégique pour l’avenir énergétique de l’Algérie, et un exemple pionnier de collaboration transrégionale. Elle fait progresser concrètement la vision d’une Afrique intégrée et autosuffisante, capable de relever ses propres défis de développement avec une expertise et des capitaux locaux.