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Pivot du GNL du Maroc : évolution vers une feuille de route modulaire et stratégique du gaz

Une réinitialisation stratégique pour la résilience à long terme
Le Maroc est passé d’un plan d’infrastructures rigides à une stratégie de gaz plus pragmatique et sensible au marché. Plus tôt cette année, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a suspendu le processus d’appel d’offres pour un terminal de GNL à grande échelle à Nador West Med. Plutôt qu’un revers, les experts considèrent cela comme une ‘réinitialisation’ stratégique conçue pour aligner les ambitions énergétiques du pays sur la volatilité du marché mondial et les conditions de financement en évolution.
Le plan initial envisageait un terminal flottant massif d’une capacité de 5 milliards de mètres cubes (BCM), soit près de cinq fois la demande actuelle du Maroc. En réévaluant cette échelle, le Maroc évite le risque de ‘sur-construire’ et se concentre plutôt sur la flexibilité et l’efficacité du capital.
Le variateur de solutions modulaires et évolutives
avec la demande de gaz qui devrait passer à 8 cm2 d’ici 2027 et 12 BCM d’ici 2030, Le Maroc a encore besoin d’une chaîne d’approvisionnement robuste. Cependant, l’accent a été tourné vers :
- Modular LNG Infrastructure: Utilisation des unités flottantes de stockage et de regazéification (FSRU) qui permettent à la capacité de évoluer progressivement parallèlement à la demande.
- Réduction de l’exposition au capital : Les développements par phases réduisent les coûts initiaux et offrent une couverture contre les prix mondiaux fluctuants du GNL.
- Synergie des infrastructures : Le Maroc continue de tirer parti de la Maghreb-Europe du gazoduc (GME) via un flux inversé depuis l’Espagne, garantissant un approvisionnement provisoire tandis que les installations domestiques sont affinées.
Décarbonisation et vision 2030
L’agrandissement du réseau de gaz est un pont essentiel pour le ‘plan vert’ du Maroc. Alors que le pays s’éloigne de la dépendance au charbon, il vise Les énergies renouvelables représenteront 52 % de sa capacité d’énergie installée d’ici 2030. Le gaz naturel servira de sauvegarde flexible à l’énergie éolienne et solaire intermittente, assurant la stabilité du réseau pour les nouveaux hubs industriels de Nador à Mohammedia.
Renforcer la structure du marché et l’investissement privé
Un pilier clé de la feuille de route révisée est la réforme commerciale des entités étatiques, comme ONHYM. Dirigée par la directrice générale Amina Benkhadra, l’ONHYM est en train de passer à un cadre plus commercial pour :
- Améliorez la transparence des prix.
- Encourager la participation du secteur privé dans les segments intermédiaires et gaz-à-puissance.
- Améliorer l’efficacité du marché pour les investisseurs mondiaux.
Pleins feux sur le Maroc à l’IAE 2026
La feuille de route de l’énergie raffinée du Maroc sera le centre de la Investir dans le forum Énergie africaine (IAE) à Paris (22 et 23 avril 2026). Ce ‘Country Spotlight’ dédié permettra aux parties prenantes marocaines de s’engager directement auprès des investisseurs, offrant des opportunités dans une chaîne de valeur diversifiée, du stockage et du transport aux applications industrielles en aval.
En embrassant l’adaptabilité, le Maroc se positionne comme une destination résiliente et sophistiquée pour les investissements énergétiques en Afrique du Nord.



