Le Président du Parlement ougandais exhorte les diplômés à transformer leurs certificats en emplois et en innovation

Lors de la 16e cérémonie de remise des diplômes de l’Institut Makerere Business, organisée le 21 août 2026 sur le campus de Makerere, le président du Parlement, Jacob Marksons Oboth, a défié les 564 nouveaux diplômés de regarder au-delà de leurs parchemins et de se concentrer sur ce qu’ils peuvent réellement faire avec leur éducation.

Oboth a rappelé à l’assistance qu’un certificat n’est qu’un point de départ ; le véritable test survient lorsque les employeurs et les communautés demandent quelles compétences, quel caractère et quelle initiative le diplômé apporte à la table. Il a exhorté les étudiants à cultiver l’innovation pratique, l’intégrité et un esprit entrepreneurial, affirmant que ces qualités sont celles qui stimulent la création d’emplois dans une économie en rapide mutation.

L’intervention du Président est survenue alors que l’MBI fêtait ses 33 ans d’activité. Fondé en 1993 par l’ancien député du comté de Kashari Sud, l’honorable Nathan Itungo, l’institut est devenu un acteur notable dans la formation en journalisme, TIC, affaires et finance. Cette promotion reflétait cette diversité, avec des diplômés ayant obtenu des diplômes et des certificats dans ces quatre disciplines.

Au-delà des félicitations aux diplômés, Oboth a profité de la tribune pour mettre en lumière les défis systémiques qui menacent la jeunesse ougandaise. Il a évoqué la situation des orphelins et des enfants vulnérables, citant le décrochage scolaire, les grossesses précoces et les mariages précoces, le travail des enfants, la consommation de drogues et les problèmes de santé mentale comme des obstacles qui empêchent beaucoup d’atteindre leur potentiel. Il a réitéré l’engagement du Parlement à défendre des politiques visant à garder ces enfants à l’école et à créer des voies vers les compétences et l’emploi, soulignant que le pays ne peut pas se permettre de perdre une partie de sa future main‑d’œuvre.

Tout en encourageant les diplômés à adopter la technologie, Oboth a mis en garde contre le fait que l’intelligence artificielle remodelera les lieux de travail mais ne remplacera jamais les qualités humaines telles que le jugement, l’intégrité et le caractère. Il a appelé les nouveaux diplômés à créer des entreprises, à générer des emplois et à mettre leurs connaissances au service de la résolution de problèmes dans leurs communautés et au-delà.

Le Président a également répondu aux préoccupations soulevées par les responsables d’établissements privés concernant l’augmentation des coûts opérationnels — fiscalité, services publics, dépenses d’infrastructure et besoins en connectivité Internet. Il les a assuré que le Parlement œuvrerait à créer un environnement politique favorable permettant une éducation de qualité et abordable, tant dans le secteur public que privé.

En écho au message d’Oboth, l’honorable Madina Ntale, députée de la division Sud de Kawempe, a exhorté les diplômés à adopter le travail acharné, la discipline et l’autonomie lorsqu’ils entrent sur le marché du travail. Ses remarques ont renforcé l’appel plus large à privilégier la contribution réelle et la résilience plutôt que la simple dépendance aux titres académiques.

Le discours d’Oboth souligne une prise de conscience croissante en Ouganda selon laquelle le progrès économique dépend moins du nombre de qualifications décernées que de la qualité des compétences et des valeurs inculpées. Face au chômage persistant des jeunes, l’accent mis sur l’entrepreneuriat, le renforcement du caractère et les cadres politiques de soutien offre une feuille de route pour transformer les réalisations académiques en moyens de subsistance durables.