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Cap-Vert T1 2026 : Avancées Économiques, Échéances Électorales et Défis Stratégiques

Le premier trimestre de 2026 a été une période charnière pour le Cap-Vert (Cabo Verde), confirmant une solide stabilité macroéconomique et marquant le coup d’envoi officiel d’un cycle électoral majeur. Cette dynamique positive a toutefois été nuancée par des défis de santé publique affectant ses centres touristiques vitaux.
Mise à niveau du crédit souverain et succès du FMI
Le Cap-Vert a franchi une étape financière majeure en février 2026, lorsque S&P Global Ratings a relevé la note de crédit souveraine à long terme du pays de B à B+. Ce relèvement a été principalement motivé par la consolidation budgétaire réussie du gouvernement et un rapport d’avancement externe positif. S&P a également souligné que le profil de la dette du Cap-Vert, largement concessionnel et peu coûteux, est un facteur clé de sa stabilité.
Simultanément, le Fonds monétaire international (FMI) a conclu ses consultations au titre de l’article IV et l’examen dans le cadre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC). Le FMI a projeté une croissance du PIB réel de 4,8 % pour 2026, soulignant la résilience remarquable du pays dans sa reprise post-pandémique. Le budget 2026 du gouvernement prévoit des recettes d’environ 66 milliards d’escudos (environ 699 millions de dollars) sans accroître la pression fiscale, tout en se concentrant sur la modernisation des installations aéroportuaires et maritimes.
Dates officielles fixées pour les élections de 2026
En janvier, le président José Maria Neves a officiellement fixé le calendrier de la transition démocratique du pays. Suite à des consultations avec le Conseil de la République, il a été annoncé que les élections législatives se tiendraient le 17 mai 2026, suivies d’une élection présidentielle le 15 novembre.
Les prochains scrutins s’annoncent serrés entre le parti au pouvoir, le Mouvement pour la Démocratie (MPD), et le parti d’opposition, le PAICV. Bien que l’opposition ait plaidé pour une augmentation des dépenses sociales, les observateurs internationaux prévoient une large continuité politique et une discipline budgétaire, quel que soit le résultat, grâce au cadre institutionnel robuste du Cap-Vert.
Infrastructure stratégique : la ‘plate-forme d’aviation’
Le premier trimestre a été marqué par le lancement de la deuxième phase du programme national de modernisation des aéroports. En partenariat avec Vinci Airports, le Cap-Vert prévoit d’investir 142 millions d’euros au cours des trois prochaines années pour moderniser ses infrastructures aéroportuaires. Cet investissement est un pilier central du Plan Stratégique de Développement Durable (PED II), qui vise à transformer l’archipel en une « nation plateforme ». L’objectif est de tirer parti de la position géostratégique unique du Cap-Vert dans l’Atlantique pour stimuler le tourisme et faciliter les déplacements de l’importante diaspora capverdienne.
Santé publique : épidémie de shigellose à Sal
Une ombre a plané sur le secteur du tourisme, alors que des agences de santé, notamment le ECDC et l’Agence britannique de sécurité sanitaire, ont publié des mises à jour en mars 2026 concernant une épidémie persistante de shigellose et d’autres infections gastro-intestinales. Plus de 1 000 cas ont été signalés parmi les voyageurs revenant de la région de Santa Maria sur l’île de Sal depuis le début de l’épidémie.
La source de l’épidémie, soupçonnée d’être d’origine alimentaire ou aquatique, a déclenché des enquêtes approfondies sur les normes d’hygiène locales au sein des grandes chaînes hôtelières. Cet événement fait suite à un rapport tragique, publié plus tôt dans le trimestre, concernant les décès de vacanciers fin 2025, ce qui a incité des cabinets d’avocats internationaux à réclamer une refonte complète des infrastructures de soins de santé et d’urgence de l’île.
Extension diplomatique et dispense de visa
Sur le plan diplomatique, le Cap-Vert a continué de renforcer sa coopération « Sud-Sud ». Fin mars, le gouvernement a signé une série d’accords avec le Timor-Leste, y compris un accord d’exemption de visa pour les titulaires de passeports ordinaires. Cette initiative vise à favoriser les échanges d’universitaires, de professionnels et d’acteurs culturels entre les deux pays lusophones, diversifiant ainsi les partenariats internationaux du Cap-Vert.



